Le réseau français de cartes bancaires, CB, a réussi à inverser la tendance et à regagner des parts de marché en 2025, suite à une période difficile marquée par une baisse significative de sa part de marché. Cette situation avait été exacerbée depuis 2021, où le GIE CB avait enregistré une chute de 26 points, se retrouvant en difficulté face aux géants américains. Les consommateurs montrent un intérêt croissant pour les solutions de paiement locales, ce qui a permis à CB de se repositionner sur le marché.
La campagne visant à promouvoir le «paiement made in France» a joué un rôle crucial dans cette reprise. Les efforts déployés pour renforcer la visibilité et l’identité de la marque ont été essentiels pour attirer l’attention des utilisateurs sur les avantages de choisir un service national. La volonté de soutenir l’économie locale et de favoriser des solutions de paiement plus sécurisées a également influencé cette dynamique positive.
Les enjeux de cette bataille pour le marché des paiements sont multiples. D’une part, il s’agit de la souveraineté économique et de l’indépendance vis-à-vis des grandes entreprises américaines. D’autre part, le succès de CB pourrait encourager d’autres initiatives locales dans le secteur financier, permettant ainsi de diversifier les options proposées aux consommateurs. Ce regain d’intérêt soulève des questions sur l’avenir de la concurrence dans le secteur des paiements et sur les nouvelles stratégies que pourront adopter les acteurs du marché.
Alors que la tendance semble s’inverser en faveur de CB, il est légitime de se demander si cette dynamique pourra se maintenir dans le temps. La lutte pour le marché des paiements ne fait que commencer, et elle pourrait remodeler le paysage financier en France. Les utilisateurs sont désormais face à un dilemme : privilégier les solutions locales ou continuer à utiliser les services bien établis de Visa et Mastercard.